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COMMUNIQUER SUR LE PROCESSUS BUDGETAIRE ; LES MEMBRES DU RESEAU AFRICAIN DU PERSONNEL DES PARLEMENTS (RAPP) RENFORCENT LEURS CAPACITES PDF Imprimer Envoyer

du 5 au 7 Décembre, 2011

Le Centre parlementaire est de partenaire de premier rang dans le renforcement des capacités des élus et des fonctionnaires des parlements africains. La collaboration entre Le Centre parlementaire et les assemblées législatives des pays africains a commencé dans les années quatre vint dix ; elle se renforce chaque jour avec de nouveaux jalons.

C’est ainsi que du 5 au 7 Décembre 2011 à Grand-Popo au Bénin, Le Centre parlementaire a appuyé le RAPP dans l’organisation d’un séminaire de formation sur le thème « La communication parlementaire, stratégies et pratiques ». La communication sur le processus budgétaire a été retenue comme cas pratique pour expérimenter les compétences et outils développés.

 

PARTICIPATION

Les séminaristes, au nombre de trente et une personnes dont sept femmes sont venus des parlements des pays suivants : Bénin, Burkina Faso, Congo (Brazzaville), Centrafrique, Mali, Niger, Rwanda, Sénégal et Tchad. Il s’agit soit de secrétaires généraux des parlements ou de cadres de haut niveau s’occupant des questions de communication au sein de leur institution.

OUVERTURE DU SEMINAIRE

Trois allocutions ont ponctué l’ouverture de cet important séminaire, qui est le premier du genre organisé par le RAPP.
L’honneur est revenu à Monsieur Mouhamadou Alassanne,  Secrétaire général administratif de l’Assemblée nationale du Bénin, Vice président du RAPP de souhaiter la bienvenue aux participants avant d’affirmer que « cette rencontre s’inscrit dans la politique du renforcement des capacités du RAPP en vue d’améliorer nos prestations aux côtés des parlementaires dans leurs missions constitutionnelles, à savoir le vote des lois et le contrôle de l’action du gouvernement pour une gestion plus saine des finances publiques, pour la réalisation des objectifs de développement afin de réduire la pauvreté dans nos pays ».
Ce fut le tour de l’Honorable Soulé Adam, Représentant du Directeur Afrique du Centre parlementaire de prendre la parole pour tout d’abord saluer ce partenariat naissant avec le RAPP avant d’inviter les parlements représentés non encore membres des réseaux pour la réduction de la pauvreté et la lutte contre la corruption à faire le plaidoyer pour les engager dans cet espace d’échange des meilleures pratiques. Il a poursuivi ses propos en relevant que « l’une des conséquences de cet absence de communication sur les activités des parlements, c’est le développement d’un anti parlementarisme qui peut avoir, à terme d’autres conséquences » et « c’est le droit des citoyens de s’attendre à être informés sur ce qui se fait dans les chambres législatives ; leur satisfaction devrait être tout le sens des plans de communication qu’il faut mettre en place afin de redorer le blason des parlements ».
Madame Marie-Joséphine Diallo, Présidente du RAPP et Secrétaire générale de l’Assemblée nationale du Sénégal d’ouvrir le séminaire en conclusion d’un discours qui a mis en exergue, tour à tour, sa reconnaissance au Professeur Mathurin Coffi Nago, Président de l’Assemblée nationale du Bénin, au Dr Rasheed Draman le Directeur des Programmes Afrique du Centre parlementaire, aux autorités des assemblées législatives dont les fonctionnaires sont membres du RAPP, ses collègues du Bureau du RAPP et tous les autres qui leur ont fait confiance. Elle a insisté pour dire que « en créant notre cadre privilégié de concertation et d’échanges entre administrations parlementaires, nous avons pris la mesure des problèmes qui se posent dans le management de nos différentes représentations nationales ». Parlant du thème du séminaire, elle a poursuivi en ces termes « Nous sommes convaincus, maintenant, que pour tous les parlements contemporains, la communication est un impératif démocratique et institutionnel incontournable » car « la communication est une condition sine qua non pour exister et exercer une visibilité » et « est le besoin quasi obsessionnel de transparence, de bonne gouvernance de nos sociétés contemporaines qui n’acceptent plus des chèques à blanc aux élus », enfin « la communication est une nécessité absolue pour les parlements, est une la lutte contre l’image négative qui leur est collée. »

LES TRAVAUX DU SEMINAIRE
La partie technique du séminaire s’est déroulée en trois temps forts :
- quatre communications en plénière suivies de débats
- l’état des lieux de la communication de chacun des parlements participant au séminaire
- les travaux pratiques en deux groupes ; chaque groupe devant réfléchir sur un sujet à présenter à la plénière
LES COMMUNICATIONS
Première communication
Thème : Stratégies de communication parlementaire présenté par Monsieur Paul Douakoutché
Deuxième communication
Thème : Pratique de la communication parlementaire par Monsieur Gaston Kouassi Akpla
Troisième communication
Thème : Communique sur le processus budgétaire par Hon Soulé Adam
Quatrième communication
Thème : Contenu du site web d’un parlement

L’ETAT DES LIEUX DE LA COMMUNICATION
Chaque groupe de participants a présenté l’état des lieux de la communication dans son parlement d’origine. Ce fut un moment d’échange d’expériences et de partage des meilleures pratiques. Les débats très riches ont suivi ces présentations. Les participants ont été édifiés et ont pris note de ce qu’il faut améliorer.

LES TRAVAUX PRATIQUES EN GROUPES
Les participants ont été répartis en deux groupes.
Le Groupe 1 présidé par Madame KERE Ana Lucie de la Direction de la Communication et des relations publiques de l’Assemblée nationale du Burkina Faso, a réfléchi sur un cas de communication sur le processus budgétaire. Le groupe a abouti a une ébauche de bonnes pratiques de communication parlementaire sur le processus budgétaire. Les conclusions ont  été approuvées et partagée sà tous les participants.
Le Groupe 2 présidé par Madame OKABANDO-KAKY Sylvie, Directrice de la Communication  du Sénat du Congo s’est penché sur le cas d’un parlement en crise à cause de la faiblesse de son service de communication. Les échanges ont abouti à des propositions de solutions.

RECOMMANDATIONS
Au terme de ce séminaire, les participants ont formulé des recommandations à l’endroit des institutions parlementaires et des motions de remerciement à l’endroit des organisateurs et des autorités parlementaires béninoises. Ainsi, le séminaire recommande :
1-Une mise en application des conclusions de par les participants au sein de leur parlement respectif.
2-Une appropriation par les sections nationales du Rapp de la formation pour mieux appuyer les services de communication.
3-La multiplication de ce type de séminaire à l’endroit des personnels des parlements et des parlementaires
4-Une incitation des bailleurs de fonds à soutenir davantage  les programmes de renforcement de capacité des personnels des parlements.